C’est avec mon frère André et un ami que nous avons
arpenté les flancs escarpés du massif des Cerces et côtoyé ces nombreux lacs, parcouru de magnifiques sentiers en Oisans
avec vue généreuse sur
Souvent sous le soleil, quelque fois sous la pluie,
fatigué ou en pleine forme c’est toujours avec un réel plaisir que mon esprit
vagabonde sur les chemins bercés par le
vent.

Nous
quittons le gîte d’étape Le Sarret à Besse en Oisans pour parquer la voiture au
centre du pittoresque village fleuri de Mizoen, porte d’entrée de la vallée du
Ferrand.
Sortis
du coffre, les bottines et nos pieds ne font plus qu’un. Les sacs garnissent
nos épaules et nous descendons le GR
Une
courte mais raide pente coupe les lacets de la route pour descendre au barrage
du Chambon où nous attendons le bus pour Le Monêtier-les-Bains. Sous les rayons
du soleil qui percent la brume matinale, la surface tremblante et sombre du lac
est zébrée de jets de lumière. Le bus nous prend en charge avec vingt minutes
de retard. Pas étonnant car le chauffeur s’arrête quelques instants plus
tard pour montrer à ses passagers deux chamois dans un pierrier.
Une
bonne heure de route pour remonter la vallée de
Après
de vaines recherches auprès des gens du cru, c’est vers le haut du village que
nous trouvons le sentier du col de Buffère.
L’entame
du parcours commence par une bonne montée à travers une forêt de mélèzes avec
de belles échappées sur la vallée et
Le
vallon de
Le
sentier à peine tracé dans le vertigineux pierrier sommital s’adoucit à travers
l’alpage le long du ruisseau du Raisin.
Nous
marquons un temps d’arrêt au refuge du Chardonnet avant d’entamer la descente
vers le fond de vallée. La cascade de Fontcouverte passée, nous accompagnons
les flots tranquilles de
Il
est 19 heures quand nous passons rive gauche de la rivière à l’entrée de
Névache, village authentique.
L’église
Saint Marcellin construite a la fin du XVe siècle dans le style bien
caractéristique des églises du Briançonnais est de toute beauté dans la lumière
du soleil couchant.
A quelques mètres de l’édifice religieux, nous trouvons le gîte « Le Creux des Souches » où en guise d’apéro nous dégustons une « Tourmanche », bière régionale. Un bon repas nous est servi par notre hôte dans une salle à manger au nombreuses voûtes soutenues par un pilier central. Dépaysement total.
31 août : Névache – Refuge du Mont
Thabor (alt. 2508).
Dénivelé
positif 1605. Dénivelé négatif 735. Temps total 9h20.
Ravitaillement
à la boulangerie et départ avec le soleil levant qui baigne le village endormi
d’une belle couleur jaune orange. Quelques pas sur l’asphalte et le GRP du Tour
du Mont Thabor, par le col du Vallon, invite nos chaussures à rouler ces
cailloux.
Une
courte montée pour dominer le torrent du Vallon. Dans l’alpage, le sentier
épouse les courbes de niveaux pour se cabrer à l’approche de la chapelle Saint
Michel (2100).
À la
demande du berger, nous contournons un important troupeau de mouton sous l’œil
pacifique et vigilant d’un Patou qui déambule parmi les ovins.
Au
loin, tout là haut, entre le Rocher Blanc et les Tours du Vallon, la découpure
arrondie du col est bien visible dans la dentelle de roches qui barrent
l’horizon.
Passage
à proximité des chalets du Vallon perdu là dans l’alpage en contre-bas du
sentier. Au fur et à mesure de la montée, la pierraille du sentier se
transforme en fin gravier agréable au
pas. A l’approche du col, le tapis d’herbes rases est parsemé de plaques de
sable d’une belle couleur ocre.
Parvenu
au sommet (2645) le contraste est saisissant. Face sud, l’alpage verdoyant
descend le vallon pour disparaître dans la vallée baignée d’une brume de rêve.
La face nord, que nous allons descendre, n’est quant à elle qu’un amas de blocs
de roches hétéroclites.
Sous
les bourrasques d’un vent froid, la raide descente demande toute notre
attention. Nous retrouvons un terrain plus propice à la marche à hauteur du
Clos Sauvage. Belle vue sur le Mont Thabor qu’il nous vaudra grimper demain. Un
long replat à travers la pelouse nous amène sous
En
recoupant les lacets du chemin pastoral le sentier dévale vers la jonction avec
le GR5 et le GR57 (abandonné à Névache) que nous empruntons vers le nord. Au
pont de
Un
raidillon parmi quelques mélèzes et nous remontons le Vallon de Tavernette en
pente modérée pour atteindre la plaine du même nom. Le poids du sac, la
longueur de l’étape et la rudesse du sentier commencent à se faire sentir.
De nouveau l’inclinaison du terrain se fait
rude pour nous hisser à la cote 2320 où lentement elle se couche. Le sentier
file en pente douce à travers les herbes et nous emmène gentiment au col de
Les
chaussures sont rangées dans la pièce ad ok et nous sommes accueillis par la
petite équipe bien sympathique. Les douches et l’eau chaude sont en panne. Le
pain qui accompagne le repas du soir et le petit déjeuner est plus que rassis.
Nos
pieds reposés retrouvent leurs écrins pour rebrousser chemin et retrouver le
balisage du GR57 à la cote 2430.
Nous
parcourons un sentier quasi horizontal à travers une pelouse pierreuse parsemée
de blocs de roches blanches émaillées de lichens multicolores. Les joubarbes
aux fleurs d’un rouge clair entourées de leurs rosettes égayent d’une touche de
couleur cet univers austère.
Les
nuages de plus en plus menaçants se reflètent dans les eaux calmes du lac de
Peyron. La silhouette inerte des flèches du Grand Séru se drape d’une brume
obscure. Quelques gouttes d’une pluie froide nous accompagnent dans la montée
au col des Méandes (2730) et déjà des trous bleus éclatent dans le ciel
chahuté.
Un
petit repos au col avant de se mesurer à la rudesse du sentier qu’il nous faut
gravir pour atteindre le sommet arrondi, couleur de terre, du Mont Thabor.
Une
première raide déclivité zigzague dans la caillasse pour atteindre une croix
métallique où Joseph contemple le paysage depuis un bon moment. Un court instant
de répit sur le sentier qui s’adoucit sur une courte distance. Il reste
À
l’abri du vent du nord, au pied de la chapelle, le pique-nique au pain plus que
rassis piqué de moisissures veloutées d’une belle teinte verte est sorti des
sacs. Rassasié, après avoir débarrassé nos quignons de la végétation
cryptogamique, en quelques pas nous atteignons le sommet de notre randonnée,
Humilité
devant un paysage grandiose à 360 degrés noyé dans une mer de nuages endiablés
qui se caressent, se cognent, se mélangent et heurtent les dentelles de pierres
dans un silence étonnant. Au nord,
Les épaules
retrouvent leurs charges à la chapelle où nous laissons une marque de notre
passage dans le livre d’or.
Il
nous faut redescendre à l’altitude 2920 où nous passons le col de Valmeinier.
La descente se prolonge barrée de quelques névés pour atteindre un champ de
roches instables. À la recherche de rares cairns, nous louvoyons parmi les
éboulis avant de trouver l’étroit sentier schisteux qui part à gauche à flanc
de montagne.
Au
sommet, à
Avalés
par la brume, nous longeons la ligne de crête. Les passages abrupts et délicats
se succèdent jusqu’au col des Muandes (2828). La masse cotonneuse se dissipe
pour nous offrir une vue sur le lac du Chardonnet et
Nous
perdons rapidement de l’altitude pour passer à droite du lac des Muandes et
c’est sous le soleil que nous nous engageons dans la longue et agréable
descente à travers l’alpage. Il nous faut traverser le torrent du Ravin des
Muandes, côtoyer le lac Rond et partir vers la droite pour accompagner le
torrent de Brune. À l’approche du talweg de la vallée naissante de
Le
Pont de Pierre est traversé et nous poussons la porte du refuge des Drayères
accueillis par un gardien jovial.
Refuge
C.A.F., douche en panne, pas d’eau chaude (du déjà vécu).
Nos
bottines lacées retrouvent la rudesse du GR57 qui remonte la côte Baudette.
Nous côtoyons
Sur
notre gauche se dressent telles des cathédrales qui se découpent dans un ciel
azuré,
Prélude
d’une zone humide, nous passons à côté d’un petit étang ceinturé de bouquets de
linaigrettes. Les « flocons de laines » constellés de rosée
fléchissent et frissonnent dans la fraîcheur matinale. Le sentier qui court à
travers le tapis de verdure sous les Rochilles est dallé de pierres plates de
tailles imposantes.
Nous
quittons le secteur amolli pour retrouver la dureté de la roche et monter au
lac de
Les
vestiges d’une ancienne mine témoignent d’une activité humaine dans cet endroit
quasi inaccessible.
Un
large chemin où subsistent des parties empierrées nous emmène au sommet d’une
petite côte d’où nous surplombons le Lac du Grand Ban. Le lac cristallin qui
scintille au fond de sa cuvette est contourné et le col des Rochilles (2496)
atteint. Dans cet univers minéral où tout est silencieux, la vue en enfilade
sur les trois lacs, nappes azurées aux reflets d’argent, est une ode à la
nature.
De
nouveau le sentier se redresse pour passer le col des Cerces (2574). Une
descente toute en douceur et le lac des Cerces mi-ombre mi-soleil nous apparaît
dans une prairie verdoyante.
À la
cote 2396, le ruisseau des Cerces est traversé et nous quittons le fond du vallon.
Une
longue montée par un étroit sentier et
le col de
Le
GR57 est abandonné au profit de la variante.
Au
lac de
La
reposante descente de l’alpage aux herbes courtes nous emmène à la bergerie qui
domine le lac. La variante aux marques blanches et rouges est à son tour délaissée
pour descendre au Grand Lac.
Les
versants abrupts et verdoyants du lac se reflètent dans les eaux d’un bleu
intense.
C’est
par la cheminée quasi verticale d’une cinquantaine de mètres bien sécurisée par
des câbles que nous entamons la descente. Au pied de la barre rocheuse, nous
trouvons un sentier couvert de caillasses qui dévale une pente abrupte. Le
chemin s’adoucit dans une pelouse rocailleuse où les gentianes se fanent. Le
sentier devient doux au pas à hauteur de la résurgence du Grand Lac qui donne
naissance au torrent du Plan Chevalier. Nous accompagnons ces flots rive gauche
pour traverser le torrent du Rif, son confluent, à l’Alpe du Lauzet.
Nous
empruntons le GR50 Tour du Haut Dauphiné pour dévaler au Pont de l’Alpe et
traverser
Nous
terminons l’étape par une « Alphan
ambrée », bière régionale au gîte
« l’Aiguillette du Lauzet » où nous
sommes les seuls à cantonner.
Le
soleil qui tombe derrière le massif des Écrins plonge le village dans l’ombre.
La délicate lumière rasante qui joue sur la palette des ors colore la roche de
l’Aiguillette du Lauzet tout là haut à
C’est
avec les maîtres de maison autour d’un repas digne de Gargantua que cette
journée à vivre prend fin.
3
septembre : Le Lauzet – Pont d’Arsine (alt. 1667)
Dénivelé
positif 840. Dénivelé négatif 780. Temps 7h.
C’est
seuls que nous déjeunons et préparons notre pique-nique avec la cuisine à notre
disposition.
À
peine chaussés, le bitume érode nos semelles pour descendre aux quelques
maisons des Boussardes où nous passons rive droite de
À
l’entrée du Casset, la vallée est abandonnée pour suivre le GR54 du Tour de
l’Oisans vers l’ouest et remonter le torrent du Petit Tabuc.
À
partir du pont du Clos du Gué où au XIXe siècle les blocs de glace descendus du glacier du Casset étaient
découpés et envoyés vers Briançon, le chemin forestier se raidit en association
avec une sente qui coupe ses lacets. Nous randonnons dans la douce lumière
matinale à travers la forêt du Grand Prés avec en contrebas les eaux
bouillonnantes du torrent. À la sortie
du mélézin, le petit lac de
L’étroit
sentier qui nous hisse sur le plateau s’élève rapidement à travers les
éboulements squattés par des mélèzes rabougris qui stabilisent le bas des versants abrupts.
Le
parcours quasi horizontal est parsemé d’énormes blocs de roches dans un tapis
de genévriers buissonnants au baies bleuâtres. Les eaux enfarinées du torrent
impétueux abrasent et polissent le pied
de la montagne des Agneaux. À hauteur de la cabane pastorale, il forme un grand
« s » turquoise dans la verdure de la grasse pelouse alpine où
vagabondent les marmottes.
Arrivé
au col d’Arsine (2352) le temps étant de plus en plus menaçant, nous
abandonnons l’idée de monter au lac du glacier d’Arsine (2455).
Nous
laissons derrière nous la longue mais superbe montée du vallon du Petit Tabuc
pour descendre celui de l’Alpe de Villar d’Arêne dans un décor bucolique. Le
sommet du col est couvert d’une herbe jaunissante qui vire au vert tendre au
fur et à mesure de la perte d’altitude.
Une
averse trouble et rend flou le miroir sombre du petit lac des Étoiles (2230) où
nous pique-niquons. La pluie cesse. Les nuages en masse lourde enlacent les
sommets de
Dans
la douce descente de l’alpage, des marmottes dodues égrainent les graminées à
belles dents tout en nous regardant passer.
Aux
Voûtes, le sentier qui devient schisteux et plonge dans le fond de vallée par
de nombreux lacets est descendu avec prudence sous la bruine. Nous surplombons
Le
pont sur le ruisseau du Colombier est traversé et c’est sous une pluie
glaciale et serrée que nous rejoignons le gîte du Pas de l’Anne au Pont
d’Arsine.
La nuit
avec son cortège de pluie, de rafales de vents, d’éclairs qui zèbrent
l’obscurité aussitôt suivis de roulements de tonnerre n’augure rien de bon pour
la journée de demain.
4
septembre : Pont-d’Arsine – Le Chazelet (alt. 1800)
Dénivelé
positif 540. Dénivelé négatif 400. Temps 6h.
Au
petit matin, les cimes qui nous entourent à plus de
Nous
entamons cette courte étape par quelques mètres sur l’asphalte avant de passer
sur la rive gauche de
Une
première averse nous offre un arc-en-ciel qui enjambe la rivière baignée d’une
lumière transparente sur fond de ciel métallique.
Nous
cheminons pour ainsi dire horizontalement à travers la forêt avec de belles
échappées sur Villar-d’Arêne sur la rive droite.
Un
raidillon pour monter à
C’est ruisselants sous une pluie battante
que nous entrons dans le village de
C’est
sous la bruine que le balisage nous
fait monter par d’étroites ruelles vers
le haut du village. Sur son rocher, l’église de
Un
large chemin détrempé à travers la prairie de Chalombard nous hisse aux
quelques maisons des Terrasses d’où nous jouissons d’un panorama monochrome sur
la vallée noyée dans le brouillard. Il nous faut contourner l’église aux
moellons équarris avec son porche
couvert d’un auvent qui prend appuis sur deux colonnes en pierre.
Nous
quittons le site pour pénétrer dans les volutes de vapeur d’eau qui traînent au
sol et atteignons le ruban noir de la route qui nous conduit au Chazelet.
Visibilité vingt mètres.
À
l’oratoire des Portes ou chapelle Sainte Anne, un léger souffle d’ouest chasse
les nuages qui s’en vont mourir du coté du Galibier. Le soleil réapparaît enfin
pour nous offrir une explosion de couleur dans un chatoiement de lumière.
Le
petit village du Chazelet est traversé pour nous rendre au gîte « Chez
Baptiste » où tout est fermé sauf le dortoir où nous nous installons.
Nous
avons tout le loisir de parcourir les ruelles désertes et d’admirer au passage
les greniers typiques en bois de mélèze avec leur porte cloutée fermée par une
grosse serrure le « fareuille ». L’occasion nous est donnée de
bavarder un bon moment avec un septuagénaire du cru, du temps passé et présent.
Le
Chazelet est un balcon unique et grandiose sur le massif des Écrins. À portée de main, le massif granitique de
À 18
heures toujours pas de gardien, à 18h30 l’inquiétude nous gagne. À 19 heures
nous trouvons « Baptiste » attablé en compagnie de ses chiens, tout
étonné de nous voir, vu le temps exécrable de la journée.
Une
demi-heure plus tard notre repas est servi et nous bavardons avec notre hôte
dans un décor rustique. Fin de soirée, il nous confie les clefs de
l’établissement car il assure un service de transport scolaire qui l’occupe dès
l’aube.
5
septembre : Le Chazelet – Mizoen.
Dénivelé
positif 875. Dénivelé négatif 1430. Temps 9h.
À 7h
nous prenons possession de la salle à manger où tout est préparé pour le petit
déjeuner et le pique-nique. Joseph s’évertue à faire sortir les chiens qui en
ont profité pour rentrer.
Il
nous faut descendre le village et traverser le torrent du Ga pour que nos pas
entament la montée aux nombreux lacets serrés qui à chaque détour nous offrent
une vue magnifique.
Nous
atteignons le plateau d’Emparis survolé par plusieurs faucons crécerelles qui
contre le sens du vent exécutent leur vol stationnaire à la recherche
d’insectes ou de petits mammifères.
Les
glaciers du Tabuchet, de
Mais
il nous faut avancer.
C’est
par un agréable sentier à travers l’alpage qui lentement se pigmente de roux
couleur cassonade, que nous traversons le rif de Caturgeas et montons au col du
Souchet (2360).
Nous
prenons le temps d’observer une hermine qui sans cesse virevolte dans un amas
rocheux à proximité du col. Au loin vers le nord un immense troupeau de moutons
pacage.
Un
beau parcours en pente douce nous emmène à l’altitude 2210 où se mélangent deux
torrents pour former le rif Tort.
Nous
abandonnons le GR54 pour le GR54C et le
GR50. Pendant quelques instant nous accompagnons les eaux claires du rif Tort
qui bientôt plongent dans la vallée pour aller grossir les eaux de
Dans
la dernière côte de la randonnée, un vautour
nous survole pour aussitôt disparaître derrière une colline.
Nous
passons la porte du refuge du Fay où nous prenons notre pique-nique accompagné
d’une soupe. La gardienne nous confirme que depuis deux ans les vautours sont
présents en nombre.
Nous
terminons la causette avec notre hôte pour entamer la longue descente vers
Mizoën.
Sur
le chemin pastoral, nous luttons contre un vent fort qui monte de la vallée. À
la côte 2200, nous empruntons le petit sentier perpendiculaire aux courbes de
niveaux à travers le Clot du Pertuis. Comme par enchantement, nous sortons de la
zone venteuse et la masse turquoise du lac de Chambon, dans un léger voile de
brume là-bas dans la vallée, nous saute aux yeux.
Le
sentier devient marécageux à hauteur des sources qui donnent naissance au
ruisseau de
Nous
quittons ce lieu par une raide descente schisteuse qui nous emmène à hauteur du
refuge du Clot où le dénivelé devient nul aux abords du petit lac de Lovitel.
Taillé
dans la roche anthracite à flanc de
Il
nous reste à dévaler un à-pic schisteux avec vue plongeante sur Mizoën, terme
de notre randonnée.
Les
épaules soulagées, les muscles assouvis, les yeux rassasiés, nous vidons le bar
(pas bien rempli) du gîte d’étape Emparris.
Hébergements :
BESSE
en OISANS : gîte Le Sarret 0033.476 80 06 22 accueil sympa.
NEVACHE :
gîte Le Creux des Souches 0033.492 21 16 34 accueil sympa + bonne table.
Refuge
du MONT THABOR 0033.479 20 32 13 accueil sympa.
Refuge
des DRAYERES 0033.492 21 36 01 accueil sympa + bonne table.
LE
LAUZET : gîte l’Aiguillette du Lauzet 0033.492 24 55 55 accueil sympa +
bonne table a recommander. e-mail : gite.lauzet@wanadoo.fr
VILLAR
d’ARÊNE : gîte le Pas de l’Anne 0033.476 79 94 28 accueil sympa + bonne
table.
LE
CHAZELET : gîte Chez Baptiste 0033.476 79 92 09 accueil sympa (quand il
est là.)
MIZOËN :
gîte l’Emparis 0033.476 80 18 69 accueil sympa + bonne table.
Cartographie :IGN
1/25000 NEVACHE-MONT THABOR 3535 OT
MEIJE-PELVOUX
3436 ET
LES DEUX ALPES 3336 ET